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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 11:07

Communiqué de presse de la Convergence de défense et développement des services publics et de la Ligue des Droits de l'Homme de Tours et d'Indre-et-Loire           21 octobre 2016

 

 

Centre de Pontourny et traitement des migrants:

le besoin d'une société solidaire

La Convergence services publics et la Ligue des Droits de l'Homme de Tours et d'Indre-

et-Loire , ont été reçus suite à leur demande, par Monsieur le préfet Louis le Franc le jeudi 20

octobre 2016. Monsieur Pibarot, directeur du Groupement d'Intérêt Public (GIP) national

réinsertion et citoyenneté, Monsieur Olivier Chasson, directeur du Centre de Prévention,

d'Insertion et de Citoyenneté (CPIC) de Pontourny et monsieur Xavier Gabillaud, directeur

départemental de la Cohésion sociale participaient également à la réunion.

Pour le centre de Pontourny, nous avons rappelé notre position qui est d'avoir un centre de

formation et de réinsertion sociale. Monsieur le préfet d'Indre-et-loire ainsi que le directeur du

Gip ont affirmé que l'accueil à Pontourny s'effectue sur la base du volontariat et ne concerne

pas des personnes ayant fait le djihad en Syrie ou ayant commis des crimes. Un programme

éducatif préventif de 10 mois a été élaboré et vise dans les 3 derniers mois l’adaptation au

projet personnel de réintégration dans la société.

Nous demandons une action publique forte pour faire réellement de ce centre un lieu de

deuxième chance permettant aux jeunes adultes de se réinsérer dans la société. Nous avons

aussi insisté sur le rôle renforcé qui doit revenir aux services publics, dans le domaine de

l'éducation, de l'action sociale, en direction particulièrement de la jeunesse et du droit des femmes.

Concernant la question des migrants, notre pays vit la conséquence des guerres auxquels il a

participé (Afghanistan, Irak, Syrie, etc ...) . Nous avons demandé que l'action de l'Etat en ce

domaine soit exemplaire. La venue en Indre-et-Loire de 110 migrants venant principalement de

Calais nécessite des dispositifs particuliers pour leur accueil et leur insertion à partir de la fin

octobre. Le choix d'hébergements collectifs a ainsi été fait à Tours, Saint-Pierre-des-Corps et

Chinon.

Nous dénonçons les discours anti-migrants portés notamment par le Front national. Notre pays

de près de 66 millions d’habitants a les moyens d’accueillir les 10 000 réfugiés de Calais !

Cela nécessite des moyens plus importants pour l'action de l'Etat. Monsieur le préfet a

convenu que les moyens de l’État étaient insuffisants pour l'hébergement d'urgence. Une

centaine de personnes fait appel tous les jours au numéro d'urgence 115 sans avoir de réponse.

La question du traitement des personnes déboutées du droit d’asile se pose et nécessite une

approche humaine plus adaptée. La préfecture a recensé une centaine de personnes dans le

département. Certaines familles résident à Tours depuis 10 ans...

La Convergence services publics et la Ligue des Droits de l'Homme de Tours d’Indre et Loire

continueront leurs actions en organisant des réunions publiques et différentes initiatives d'action

sur le terrain.

 

 

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 07:16
Mobilisation pour la reconquête des services publics,
usagers-salariés-élus, ne laissons pas faire!
 

Le vendredi 21 octobre pour le service public ferroviaire
 
Rassemblement de 7 Heures à 9 Heures devant la gare de Saint-Pierre-des-Corps
 
 
La décision de supprimer les 4 guichets de la gare SNCF de Saint-Pierre-des-Corps est un nouveau mauvais coup contre les  services publics. Après les retards de trains et des lignes menacées,  les tarifs inaccessibles pour beaucoup (ce qui conduit maintenant à la baisse de la fréquentation des trains), une SNCF qui concurrence ses propres lignes avec le Ouibus (déficitaire de 110 millions d'euros!), maintenant les guichets, et demain les contrôleurs...
 
Pour un vrai service public au service de tous, le maintien des services de proximité et notamment ceux assurant les liens humains de tous les jours,
mobilisons-nous vendredi 21 octobre de 7 Heures à 9 Heures.
 
Nous appelons à une grande mobilisation des usagers, des personnels, des élus, des organisations attachées aux services publics qui doivent être des biens communs.
 
Merci de relayer sur vos listes de diffusion et amis. Un point de presse et des prises de paroles sont prévues, chacun pourra s'exprimer..

 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 15:17
protéger la jeunesse contre la radicalisation

Comment protéger les jeunes de la radicalisation?

Intervention de la Convergence services publics à la conférence

organisée le 11 octobre 2016 par la Ligue des Droits de l'Homme

Centre de vie du Sanitas à Tours le 11 octobre 2016

Merci à la LDH avec laquelle la Convergence de défense et développement des services publics a noué des liens particuliers pour avoir organiser cette soirée. Merci à mesdames Nadia Remadna et Véronique Roy pour vos témoignages. Ils soulignent le rôle premier des femmes dans lutte contre l'obscurantisme.

Je suis responsable d'une association qui s'occupe de services publics dont le rôle dans notre pays est d'être ou devrait d'être au service des grands principes républicains de liberté, d'égalité, de fraternité.

Une partie de la jeunesse se vit comme exclue de la société, quand elle ne la rejette pas. Certes, de tout temps, la jeunesse a contesté l'ordre social qu'on lui propose et dont elle hérite. Mais aujourd'hui, nous sommes dans une situation anormale qui conduit à des actes extrêmes.

Dans les Cités, des milliers de jeunes sont impliqués dans le phénomène de cette idéologie mortifère portée par Daech qui a peu à voir avec la religion elle-même. En mai 2016, 134 jeunes sont officiellement morts en Syrie, aujourd'hui on a appris que le cap des 200 était atteint.

Comment en est-on arrivé là ? Faut-il se taire ou laisser faire ? On voit par ailleurs tout un discours

hystérique se développer qui ont surtout pour vocation, pour reprendre l'expression de la militante féministe Bouchera Azzouz, « de masquer notre grande déroute sur le front économique et social » et comment faire ?

Les causes : on vit aujourd'hui sur le terreau des idéologies de l'argent engagées depuis plus de 30 ans, du chacun pour soi, du mythe de la réussite individuelle , dont le marqueur serait le fait d'avoir à 50 ans un rollex, de devenir un gagneur dont la réussite serait bâti sur l’écrasement et la misère du plus grand nombre. Si cela va mal pour vous, c'est que vous être personnellement responsable. Mais franchement, est-ce normal cette société qui fabrique toujours plus de ghettos ? Des quartiers ou pour beaucoup, ce qui est vécu c'est l'absence de perspective, le sentiment d'être dès le départ hors course.

Franchement lorsqu'on parle de radicalisation, n'est ce pas aussi contre une société qui est elle même bâtie sur une idéologie radicalisée? Il n'y aurait pas d'alternative à la situation actuelle, nous répète t-on sans arrêt. Et les discours sur le plan Marshall des banlieues ou de l'autre côté leur passage au Karcher, qui y croit encore ?

Les services publics devrait jouer un rôle de redistribution, en fait une poignée de gens concentrent la fortune et détient l'essentiel des leviers du pouvoirs.

Dans bien des cas, les services publics ont été détruits ou ont fui les quartiers. La police n'est plus perçue comme un outil au service de la sécurité de tous mais comme un outil d'oppression et de répression. La police n'intervient plus la nuit dans certains quartiers.

L'école gratuite, laïque, obligatoire de Jules Ferry, quelle est-elle devenue aujourd'hui ? Plus de 100 000 jeunes sortent chaque année sans aucun diplôme. Dans le quartier de la Rabaterie, à Saint-Pierre-des-Corps, on ne retrouve pas quasiment aucun jeunes au CFA ou le lycée professionnel Martin Nadaud pourtant très proches.

Un rapport récent du Conseil national d’évaluation du système scolaire analyse que l'école hérite des inégalités, mais elle les développent également en son sein. Le temps hors-scolaire est lui aussi facteur de creusement des inégalités. Une étude montre que ce sont les couches aisées qui recourent le plus aux aides au devoir.

Je pense au terrible témoignage du rappeur Abd Al Malik qui a vécu dans une cité de Strasbourg dont le surnom est Sarajevo. D'une famille modeste monoparentale, il explique qu'à la fin de la CM2, l'institutrice de l'école publique a incité sa mère à le placer dans une école privée du centre ville pour le sortir de ce qui était assimilable à un ghetto. Abd Al Malik dit que c'est l'éducation qui lui a permis de s'en sortir.

Pour le syndicat SNES -FSU, le phénomène n’est pas nouveau, mais il se renforce : les enfants de milieu populaire et en particulier ceux issus de l’immigration subissent une discrimination tout au long de leur scolarité (en matière de résultats scolaires, d’orientation, de niveau de diplôme, de rendement de ce diplôme).

Nos quartiers , la jeunesse ont besoin de services publics

Le discours radical de Daech propose un projet global totalitaire qui doit s'imposer à toute la société en détruisant toutes les autres systèmes de pensées et de croyance.

Mais comment va-t-on régler la question de Daech? En mettant en prison les fichiers S, en bombardant les villes du Moyen-Orient ?

Cette stratégie n'a pas d'avenir, la guerre ? Il suffit de regarder l’Afghanistan, l'Irak ou la Libye pour voir que les guerres nourrissent les guerres et se transforment en bourbier.

Les prisons ? Mais celles-ci n'ont jamais été aussi pleines, que peut-on attendre dans ces conditions de l’enfermement dans des prisons surpeuplées?

Nous sommes donc pour de politiques publiques de paix, de développement partagé avec ce qu'on appelle les pays du Sud.

Concernant le centre appelé au départ de «déradicalisation» de Pontourny, nous avons pris position avec la LDH pour contester la notion de déradicalisation. Pour reprendre une expression du psychiatre Philippe-Jean Parquet: «on ne peut pas enlever une croyance comme une tumeur ». Nous avons pris position pour un centre d'insertion et de réinsertion sociale et professionnelle. Nous ne voulons pas d'un centre où les jeunes adultes seraient traités comme des bêtes fauves. Il faut au contraire qu'ils retrouvent leur place dans la société des humains. C'est une part de responsabilité qui incombe aux communes comme à la société toute entière.

Les déclarations politiciennes de départ du Premier ministre n'ont pas aidé en ce sens et surtout fait le lit des idées extrémistes du Front national. Je regrette qu'on n'ait pas vu grand monde dans le secteur pour les dénoncer.

Il faut construire des solutions alternatives.

La condition est que les services publics deviennent, redeviennent des biens commun au service de tous. Cela suppose que les habitants intègrent l'idée que ces services publics, ce sont leurs services

publics. Ils leurs appartiennent. Cela peut faire débat avec les personnels des services publics mais tout le monde a à y gagner.

L'école a un rôle fondamental pour créer du vivre ensemble et de la solidarité. L'école doit être le lieu ou on apprend à avoir un esprit critique permettant de construire son propre cheminement de pensée.

Les préconisations du Conseil national d’évaluation du système scolaire rejoignent celles de nombreux autres rapports, ainsi que des demandes du SNES-FSU. On notera en particulier "rompre avec la logique des réformes à répétition", développer une approche en termes de prévention", "miser sur l’expertise pédagogique des personnels enseignants et d’encadrement", "réduire la ségrégation scolaire et sociale …".

Mais ce sont aussi les éducateurs des quartiers. Les adolescents et les jeunes adultes sont à la recherche d'une voie pour s’épanouir, avoir leur place dans la société. Il faut aider, les accompagner.

Ces structures doivent aider à déconstruire les schémas simplistes qui conduisent par exemple des filles à aller en Syrie pour défendre des idées et se retrouvant à choisir entre la kalachnikov et la ceinture d'explosif quand ce n'est pas l'enfermement et un mariage forcé.

La situation d'une société avec 6 millions de chômeurs n'est plus tenable sauf à aller vers des clivages accrus dans la société avec d'un côté ceux qui arrivent, même si c'est de plus en plus mal, et ceux qui n'y arrivent pas. Les services formation, de pôle emploi doivent être autre chose que des

structures de plus en plus impersonnelles avec pour objectif de faire baisser le chiffres du chômage

mais avec le recours souvent à des solutions artificielles en rayant des demandeurs d'emplois des listes..

La police, chacun a en tête les terribles événements de Viry-Châtillon. Voilà où on en est arrivé. Comment on sort de cette situation, la police doit devenir une police citoyenne dans les valeurs républicaines.

L'intervention des habitants est la clé de la solution : en appuyant le réseau des associations présentes dans les quartiers et l'intervention citoyenne. Nous pouvons aider à porter les exigences en ce sens . Cela passe aussi par des politiques publiques ambitieuses, dans lesquelles le plus grand nombre puisse se reconnaître pour l'éducation, l'emploi, le logement pour favoriser la mixité, le vivre ensemble, en finir avec les quartiers-ghettos.

La liberté , l'égalité, la fraternité, ce sont 3 mots que nous devons avoir au cœur et porter comme un étendard .

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 14:42

Communiqué de presse de la Convergence de défense et développement des services publics et de la Ligue des Droits de l'Homme

L'avenir du Centre de de formation et de

réinsertion sociale et professionnelle de

Beaumont en Véron

La Convergence de défense et développement des services publics 37, la Ligue des Droits de l'Homme 37 et le représentant FSU des personnels de Pontourny, ont été reçus à leur demande par le Préfet le 29 avril 2016. Lors de cette rencontre, le Préfet a indiqué être en attente d'une parole publique. Celle-ci est arrivée le 9 mai 2016, par la voix du premier ministre Manuel Valls, qui vient de faire connaître le projet de création d' « un centre de réinsertion » dans "chaque région "française d'ici la fin 2017. Un premier centre serait ouvert dès cet été. Il y a tout lieu de penser qu'il s'agit de celui de Pontourny.

Lors des annonces précédentes de création d'un centre de « déradicalisation » à Pontourny, nous nous étions émus de l'absence de concertation préalable avec les personnels, les élus et la population. Des inquiétudes s'étaient fait jour, rapidement exploitées par le Front National qui a tenté de les transformer en peur. Relayées dans la presse nationale, ces annonces ont nourri le fantasme de djihadistes menaçant la vie et la sécurité des habitants, certains allant jusqu'à évoquer le risque d'attentat sur la centrale nucléaire d'Avoine à proximité.

Nous maintenons ce que nous avions indiqué précédemment à ce sujet : le concept même de « déradicalisation » doit être banni. Il faut en effet s'attaquer aux causes d'un processus qui conduit des jeunes au djihad, causes d'ailleurs identifiées dans un rapport public de juin 2015 : crise profonde de la société française, éclatement des valeurs, chômage massif des jeunes, ghettoïsation des quartiers populaires dont une partie de la jeunesse a le sentiment de ne pas, ou plus, appartenir à la communauté nationale… L'Islam radical connait ces causes et s'appuie sur elles pour proposer en réponse aux jeunes fragilisés une vision du monde où le sacrifice de leur vie en comblerait le vide. Les réponses ne peuvent donc se réduire à du « lavage de cerveau » auquel renvoie le terme de "déradicalisation". Elles doivent avoir pour but de reconstruire le lien social qui se trouve sur le point d'être rompu.

Le Préfet nous a précisé que le Centre de Pontourny va s'adresser à de jeunes adultes, "pas fortement radicalisés", pas impliqués dans les conflits en Syrie, ni poursuivis par la justice ". Il pourra accueillir 40 jeunes adultes volontaires, dans un rayon de 200 km du Centre qui sera ouvert dans le cadre d'un régime d'internat. Les 27 agents de l'actuel Centre ayant fait connaître leur intention d'intégrer la nouvelle institution devrait l'être.

La Convergence de défense et développement des services publics 37 et la Ligue des Droits de l'Homme 37 entendent rester vigilantes, conscientes que le dossier doit être traité de manière exemplaire et dans la transparence, tant en ce qui concerne le droit des personnels, celui des jeunes adultes qui y seront accueillis, ou encore celui des riverains du Centre, sachant que l'insertion professionnelle, sportive et culturelle, doit être une des préoccupations majeures du Centre.

Les deux associations font la proposition aux différents acteurs sociaux du Chinonais, d'une réunion publique à Chinon, pour défendre un projet progressiste d'insertion dans le Centre de Pontourny, conforme au travail social de son personnel.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 14:07

Non à un centre de « déradicalisation » en

Touraine, c'est un centre de de formation et de

réinsertion sociale et professionnelle qui doit

être rouvert à Beaumont-en -Véron

A Beaumont-en-Véron, un centre de formation professionnelle a été initialement créé par la ville de Paris. Ce centre, bien inséré dans le tissu économique et social du Chinonais, a acquis une expérience et un savoir-faire reconnus dans le domaine de la réinsertion.

La ville de Paris, invoquant des raisons financières, a décidé la fermeture de l'établissement au 30 juin 2016.

La question du devenir de ce centre se pose d'autant plus que les besoins en terme d'insertion professionnelle et de formation sont criants. Un premier projet a porté sur l'accueil des jeunes migrants isolés sans qu'il y soit donné suite.

Le gouvernement annonce sans aucune concertation préalable avec les personnels, les élus et la population la création d'un centre de « déradicalisation » à Pontourny. Cette annonce dans la précipitation en réponse aux attentats a semé l'inquiétude et la peur dans la population locale.

Relayé dans la presse nationale, elle va nourrit tous les fantasmes . Va-t-on accueillir de dangereux djihadistes radicaux menaçant la vie et la sécurité de la population locale ? Certains allant même jusqu'à évoquer le risque d'attentats sur la centrale nucléaire d'Avoine voisine,etc...

Tout cela va livrer sur un plateau d'argent une argumentation au Front national et à tous ceux qui se nourrissent de l'opposition et de la confrontation selon les origines ou les religions.

La Convergence de défense et développement des services publics et la Ligue des Droits de

l'Homme dénoncent une telle présentation et les dérives auxquelles elles donnent lieu. Elles

appellent à la mobilisation pour refuser les réponses autoritaires et construire une réponse

républicaine en rouvrant un centre de réinsertion pour les jeunes avec des garanties

données tant pour les personnels et les personnes accueillis.

1-le centre de Pontourny et son personnel

ce centre représente un savoir faire en matière de formation, d'insertion professionnelle et d'accueil de publics difficiles. L'annonce de sa fermeture par la ville de Paris s'est faite dans l'absence de concertation avec les collectivités territoriales du département et de la région.

Aucun plan de reconversion du centre et de son personnels n' a été élaboré. Les personnels ont été laissés dans l'incertitude de leur devenir.

La Convergence de Défense et Développement des Services Publics d'Indre-et-Loire et la Ligue des Droits de l'Homme considèrent en premier lieu que le patrimoine qu'il représente doit être préservé.

2-Le projet de centre de réinsertion sociale et professionnelle

Le concept de « déradicalisation » doit totalement être banni du projet.

Un rapport gouvernemental de juin 2015 a identifié les problèmes posés à la société française, Les causes mises en avant portent sur le délitement et la crise de la société française elle-même, l'éclatement des valeurs, le chômage massif des jeunes, la ghettoïsation des quartiers. Une partie de la jeunesse a le sentiment de ne plus appartenir à la communauté nationale.

L'Islam radical propose aux jeunes désorientés une vision du monde terrifiante et apocalyptique. Le gouvernement français qui appelait à la lutte contre le régime de Bachar El Assad a même pu apporté une certaine légitimation à celles et ceux qui partaient faire le djihad.

Les réponses ne peuvent cependant se réduire à du « lavage de cerveaux » ce à quoi peut s'identifier le terme de déradicalisation porté par ce rapport et qui doit être rejeté.

Personne ne peut donc se cacher derrière la réalité.

La France est le premier pays d'Europe concerné par le djihadisme. Il est avéré aujourd'hui que les jeunes qui peuvent se laisser tenter peuvent appartenir à toutes les classes sociales. Ils peuvent provenir des zones urbaines ou rurales. 23 % des jeunes partis en Syrie sont des nouveaux convertis à l'islam radical…

Une politique nouvelle prenant appui sur les services publics est indispensable pour mettre fin aux ghettos, développer les valeurs civiques de solidarité conformes d'ailleurs aux grand principes de liberté, d'égalité et de fraternité structurant notre société, mis à mal par les polices libérales des dernières décennies avec le développement de l'individualisme, le mythe du gagneur, etc.…

Une action particulière est à mener en direction de la jeunesse avec des services publics redéployés, ainsi le service d’État de protection de la jeunesse, l'éducation nationale, de l'emploi, les services des collectivités territoriales, des départements et des communes.

Partant de la situation présente, nous portons le projet d'un centre de réinsertion sociale et professionnelle à Pontourny pour offrir une alternative que la société offre aux jeunes tentés par le djihad et plus largement par les dérives sectaires.

3- le besoin de garanties pour les personnels et les jeunes adultes hébergés dans ce centre

En premier lieu, les personnels du centre actuel doivent être assurés de leur avenir, soit par un reclassement au sein du nouvel établissement, soit par un reclassement dans le bassin d'emploi en tenant compte de leur qualification. L’État se doit d'être exemplaire en la matière.

Le centre doit pouvoir prendre appui sur des équipes pluridisciplinaires associant des psychologues, des psychiatres et des éducateurs.

Les jeunes adultes qui font le choix volontaire de venir dans le centre doivent pouvoir profiter d'une réelle aide pour se réinsérer dans la société en reconstruisant un projet personnel et professionnel. Le volontariat doit être total et non sous contrainte comme le suggère le rapport remis au gouvernement sur cette question. Le centre ne doit pas être assimilé à une prison mais demeurer un centre ouvert. Il doit être présenté comme une nouvelle chance donnée à des jeunes à la dérives.

Il doit inscrire son action dans une dimension plus large impliquant tous les services publics pour la reconquête des valeurs solidaires et des principes républicains.

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 19:33

Communiqué de presse du 22 avril 2016 du Collectif "Nous ne céderons pas !

Contre la volonté du gouvernement de proroger une nouvelle fois l’état d’urgence, et d'intégrer les principales dispositions mises en œuvre dans le cadre de cet état d’ « exception » dans notre droit commun, réagissons et mobilisons nous!

Communiqué :

Le gouvernement Hollande-Valls a abdiqué dans sa volonté de constitutionnaliser l'état d'urgence et la déchéance de nationalité, ce dont nous nous réjouissons.

Mais il n'a pas pour autant renoncé à instaurer un état d'urgence permanent. Reconduit pour trois mois par le Parlement du 26 février 2016 au 26 mai prochain malgré ses dérives, le pouvoir exécutif veut le prolonger une nouvelle fois. Le motif ? La Coupe européenne de football et le Tour de France. Alors que l'état d'urgence est sur le point d’entrer dans notre Code de procédure pénale par la porte dérobée de la "loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale". Sans que les citoyens ne s'en rendent compte. Et sans que leurs parlementaires, qui ont voté cette loi à une large majorité, ne s'en expliquent, ou même n'en débattent avec eux, à de très rares exceptions près.

Ainsi, pour les pouvoirs exécutif et législatif, la lutte contre le terrorisme passe par la mise à l'écart pérenne du pouvoir judiciaire et par son transfert à l'administration préfectorale, sous les ordres de laquelle continueront à agir policiers et gendarmes. Autrement dit, lorsque la loi sera promulguée, les "garanties de la procédure pénale" censées être "renforcées" selon l'intitulé trompeur de celle-ci, vont se retrouver entre les mains des forces de l'ordre. Ceux chargés de mettre en œuvre des mesures coercitives telles que perquisitions, écoutes, fouilles, assignations à résidence, seront donc les contrôleurs… autocontrôlés.

La séparation des pouvoirs, pourtant seule garante de la démocratie, n'existe plus. Pour le gouvernement comme pour la majorité de la représentation nationale, "l'ennemi intérieur", ce sont non seulement les djihadistes, mais également, dans un amalgame honteux, les participants aux mouvements sociaux, eux aussi fichés "S" (pour sûreté de l'Etat), et les musulmans - ou supposés tels - des quartiers populaires, suspectés de se radicaliser plus vite que les autres citoyens.

Face au terrorisme, la France a au contraire besoin d'être unie, de combattre les inégalités et le racisme comme s'y emploient notamment les mouvements sociaux. Elle doit être forte de sa laïcité, instituée non pour interdire l'exercice d'une religion, mais au contraire, dans la neutralité absolue de l'Etat, pour garantir à chacun le libre exercice de la religion de son choix, quand il en a fait un. En aucun cas, notre pays ne doit être bâillonné, comme de plus en plus de voix s'élèvent pour le dire, dans la Nuit Debout, ou ailleurs.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 10:06

Lettre aux parlementaires d'Indre-et-Loire, le 19 janvier 2016


Mesdames et messieurs,


Vous allez voter en février prochain sur le projet de constitutionnalisation de l'état d'urgence et de la déchéance de nationalité.

Une réunion tenue le 13 janvier, à l’initiative de Convergence des Services publics d’Indre-et-Loire, a rassemblé des organisations, syndicales, associatives et politiques qui se sont mises d’accord autour du texte national « Nous ne céderons pas » et de la pétition contre la réforme constitutionnelle "Pour nous, c'est définitivement non !".


Convaincus que les terroristes doivent être recherchés en amont, avant la commission d'attentats meurtriers, qu'ils doivent être sanctionnés et mis hors d'état de nuire, nous vous demandons de décider, en conscience, de ne pas leur donner absurdement une sorte de victoire, sans effet comme chacun le sait, sur les risques d'attentats :

  • victoire d'une rupture de l'égalité entre les Français, par la remise en cause du droit du sol, alors qu' actuellement, les personnes condamnées pour crime doivent toutes subir leur peine en France, en restant sous le contrôle des autorités françaises;
  • victoire d'une atteinte à nos libertés individuelles, par la mise à l'écart du pouvoir judiciaire, en donnant à la police le droit de perquisitionner en tout lieu et à toute heure, de priver de liberté toute personne, sans les garanties procédurales dont disposent actuellement les suspects comme les victimes;
  • victoire d'une atteinte à nos libertés collectives, par les restrictions du droit de manifester et la mise sous surveillance généralisée de la société, alors que la focalisation sur les écoutes de masse au détriment du travail de terrain, montre que ce que l'on perd en liberté, on le perd aussi en sécurité. Au moment même où notre culture démocratique doit s'affirmer face au terrorisme, et non l'inverse !

Depuis des décennies, l'Etat a déserté des territoires entiers en supprimant des services publics, en abandonnant des populations livrées, au mieux, à elles-mêmes, et au pire, à des groupes de pensée dont nous voyons aujourd'hui l'effet dévastateur en terme de rejet de nos valeurs fondamentales.


Redonner toute sa force à un vrai travail d'éducation populaire et citoyen, construire bien évidemment une riposte contre l'embrigadement, mais donner aussi un espoir à des populations laissées pour compte, constitue à nos yeux une réponse de nature à s'opposer de manière efficiente au terrorisme.

Doter la justice de pouvoirs conséquents, permettre aux juges chargés de poursuivre et d'instruire les affaires de terrorisme d'être à égalité de moyens avec les services de renseignements, parait être également une réponse appropriée à la situation. Cela passe par une réflexion profonde sur le fonctionnement des services de renseignements et sur celui des juridictions antiterroristes. A l'heure d'une austérité prônée à chaque instant, il est urgent de donner des moyens pour une lutte efficace contre le terrorisme.

Pour nous enfin, s'attaquer aux vraies racines du mal et le combattre, impose de modifier notre politique étrangère qui depuis des années, joue avec le feu. Il est grand temps de choisir nos alliés non pas en fonction de contrats mirobolants, mais en soutenant les mouvements démocratiques qui résistent et se battent, dans le monde entier, pour une humanité plus solidaire.


Sachant que chacun des votes que vous exprimerez est essentiel pour la décision finale, les organisations parties prenantes de cet appel vous demandent explicitement, quels que soient les sondages, de résister à la pression de tous ceux qui ignorent les exigences des libertés qui nous unissent en rejetant la réforme constitutionnelle proposée.


Avec beaucoup de gravité, nous vous assurons, Mesdames et Messieurs les parlementaires, de nos sentiments les meilleurs.


Pour les organisations

Patrick Hallinger

convergencesp37@gmail.com




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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 14:47

Prise de position de la convergence services publics d'Indre et Loire avec la LDH, l' UD-CGT, ATTAC, le PCF, le NPA, le MRC, C'est Autour Du Peuple

Le maire de TOURS a pris pour les fêtes de fin d’année un arrêté anti-mendicité, en vigueur jusqu’au 10 janvier 2016. L’association Convergence Services publics 37 demande à chacun d’entre nous de s’interroger sur la nécessité d’une telle mesure. Pour l’association, cette mise à mal du « vivre ensemble » est inacceptable. Chasser les pauvres du centre-ville pour booster les achats de Noël relève du cynisme, à l’heure où

50 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté en Indre et Loire, sachant que 11,6 % de la population disposent de moins de 990 € / mois, selon l’Observatoire des inégalités. Le centre de Tours ne doit pas devenir exclusivement une sphère marchande il est un lieu de communauté humaine


Commentaire d'Anne:

Cet arrêté témoigne de l’hypocrisie du maire de Tours et de son équipe, il faut se souvenir de la statue de St Martin stationnant dans la cour de la mairie , il y a quelques temps, quand on se réclame de St Martin peut-on virer les pauvres du centre- ville ? D’autre part, je croyais que la période de Noël représentait une certaine idée de la générosité dans notre civilisation judéo-chrétienne, tout fout le camp …..

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 10:27

Non au fichage du grand banditisme des militants syndicaux,associatifs,...

voici une réaction à l'appel du parquet suite à la relaxe des militants CGT ayant refusé le prélèvement ADN

EELV affirme son soutien aux 5 militants Cégétistes de Roanne dont le parquet a fait appel de la relaxe.
Ces militants ont eté condamnés mais dispensés de peine pour avoir inscrit des tags sur un mur en marge d'une manifestation contre la réforme des retraites en 2010.

Ils ont ensuite refusé le prélèvement ADN en mai 2014.

En 2014 comme en 2013 (soutien à la proposition de la loi d'amnistie), comme en 2012 (soutien à Xavier Mathieu qui avait également refusé un prélèvement ADN), EELV réaffirme son soutien aux syndicalistes. Le fichage ADN des personnes qui mènent au grand jour des actions de résistance n’est pas acceptable.

J'ai moi-même refusé un prélèvement ADN lors d'une garde à vue dans le cadre d'une action de réquisition d'un bâtiment vide.

Les syndicalistes, les faucheurs d'OGM ou les militants du droit au logement n'ont pas leur place dans ce fichier créé à l'origine pour recenser les prédateurs sexuels.

Madame Taubira, c'est la loi qu'il faut changer.

Bien cordialement

Julien Bayou
Tel 06 20 21 10 53

Julien Bayou
Porte-Parole national d'EELV
Conseiller régional Europe-Ecologie - Les Verts Ile de Fr
ance
>>>Site Europe-Ecologie - Les Verts
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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 15:14

Partout en France, les élus municipaux sont contraints à des regroupements forcés

Schémas départementaux de coopération intercommunale

Par Marie-France Beaufils / 7 juillet 2011

En ce moment même, en pleine période estivale, l’ensemble des conseils municipaux et des conseils communautaires doivent se réunir afin de donner leur avis sur les schémas départementaux de coopération intercommunale.

Conformément aux circulaires ministérielles, les préfets proposent de nouveaux périmètres communautaires, mais l’examen des projets et des compétences est reporté à plus tard – j’ai envie de dire « trop tard ».

Partout en France, le+s élus municipaux se sentent contraints à des regroupements forcés, sans qu’ils aient le temps et les moyens d’en discuter sérieusement, de consulter leur population, puisqu’ils n’ont pas été élus sur ces choix, et de formuler des propositions alternatives.

Pourtant, ces regroupements vont réduire leur pouvoir d’intervention et nos concitoyens vont y perdre une part de leur souveraineté par un éloignement forcé des centres de décision appelés à définir l’avenir de leur commune.

Cette réforme est une offensive sans précédent contre notre démocratie locale, pourtant l’un des piliers essentiels de notre République, et contre les services publics locaux, si utiles à notre population.

M. Guy Fischer. Elle a raison !

Mme Marie-France Beaufils. C’est ce que ressentent les élus locaux, comme je le constate actuellement sur le terrain.

Dans de nombreux départements, les propositions soumises par les préfets vont réduire de moitié le nombre des intercommunalités que les élus locaux avaient mis des années à construire. Elles vont les contraindre à des regroupements sans aucune vision partagée pour le territoire concerné et ses habitants.

M. Roland Courteau. Eh oui !

Mme Marie-France Beaufils. Elles vont, bien souvent, rompre des coopérations existantes qui ont fait la preuve de leur efficacité.

Par ailleurs, dans aucun département les élus municipaux ne disposent d’éléments fiscaux et financiers fiables leur permettant de prendre leurs décisions en ayant une juste vision du cadre budgétaire à venir.

M. Guy Fischer. Très bien.

Mme Marie-France Beaufils. Ainsi, vous les obligez à délibérer en aveugles, alors qu’ils vont engager l’avenir de leurs communes, de leurs établissements publics de coopération intercommunale et de leurs habitants. (Marques de dénégation sur les travées de l’UMP.)

Ce n’est pas acceptable !

Aussi, monsieur le Premier ministre, pour donner aux élus locaux la capacité d’élaborer des propositions plus conformes à leurs attentes et à celles de leurs populations, nous vous demandons de prendre d’urgence toutes les mesures législatives et réglementaires qui s’imposent afin de reculer toutes les dates butoirs imposées par la loi du 16 décembre dernier. (Applaudissements sur les travées du groupe CRC-SPG et du groupe socialiste.)

M. Guy Fischer. Elle a respecté son temps de parole !

M. le président. La parole est à M. le ministre chargé des collectivités territoriales.

M. Philippe Richert, ministre auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, chargé des collectivités territoriales. Madame la sénatrice, vous m’interrogez sur la mise en œuvre de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales.

J’ai participé, la semaine dernière, à la réunion que tenait l’Association des maires de France, l’AMF, avec l’ensemble des présidents des associations départementales de maires et des rapporteurs des commissions départementales de coopération intercommunale. À cette occasion, nous avons pu constater ensemble que, concernant l’intercommunalité, nous nous accordions très largement sur les objectifs de la loi. Je le répète, en ce qui concerne le bloc communal, la loi fait largement consensus !

Pour autant, est-elle facile à mettre en œuvre ? Certainement pas, pour la simple raison que tout changement dans l’organisation territoriale est source de complexités, parfois même de frustrations ou de peurs.

C’est pourquoi nous avons souhaité que cette loi soit appliquée avec la plus grande souplesse. (Exclamations ironiques sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.)

À présent que les préfets ont élaboré les projets de schéma départemental de coopération intercommunale, s’ouvre une période de trois mois pendant laquelle seront consultées les communes et les intercommunalités directement impliquées.

M. Guy Fischer. Pendant l’été, ce n’est pas sérieux !

M. Philippe Richert, ministre. Quand cette consultation sera achevée, les commissions départementales de coopération intercommunale disposeront d’un délai de quatre mois pour émettre leur avis. Les propositions de modifications seront mises aux voix.

Au final, les schémas départementaux de coopération intercommunale devront être arrêtés avant le 31 décembre 2011.

Il est exact que, dans certains cas, les communes et les intercommunalités rencontrent des difficultés pour disposer de l’ensemble des informations leur permettant de prendre leur décision en toute connaissance de cause.

M. Guy Fischer. À qui la faute ?

M. Philippe Richert, ministre. C’est la raison pour laquelle le curseur entre les deux délais précités, celui de trois mois et celui de quatre mois, pourra être ajusté afin qu’elles puissent disposer de toutes les informations nécessaires.

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. Qui va déplacer ce curseur ?

M. Philippe Richert, ministre. Par ailleurs, nous avons indiqué très clairement aux préfets, mais aussi aux présidents des commissions départementales, que j’ai eu l’occasion de rencontrer, ainsi qu’aux rapporteurs, que l’élaboration des schémas départementaux devait être le fruit d’une coproduction. (Exclamations sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.) Nous leur avons demandé d’être à l’écoute les uns des autres.

M. le président. Veuillez conclure, monsieur le ministre.

M. Philippe Richert, ministre. Au final, si certaines situations le requièrent, la date butoir du 31 décembre 2011 pourra être dépassée...

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