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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 17:57

 

Pour le droit à la santé

 

Le Collectif 37 Notre santé en danger appelle tous ceux qui n'acceptent pas l'austérité

dans la santé qui se traduisent par:

. le plan d'économie au CHU de Tours

.la diminution de l'offre de soins partout et en particulier, les déserts médicaux

 qui s'installent, inquiétudes actuellement sur la maternité de Chinon

. les attaques contre la Sécurité Sociale avec la remise en cause de son financement

  et de son universalité

. l 'insuffisance de moyens et de structures en psychiatrie

. l'insuffisance de moyens en maison de retraites qui conduit à une maltraitance

institutionnelle

 

 

 Tous ensemble le 15 novembre 
 

  avec le Collectif 3 A (Alternative à l'Austérité)

 

à 15h place Jean-Jaurès à Tours.

 
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 09:42

Collectif 3A (Alternative à l'Austérité)

 

La mobilisation du samedi 15 novembre à TOURS ,15H, place Jean Jaurès

se prépare.

 

Compte-rendu de la réunion du mercredi 5 novembre

 

Présents : ATTAC, Convergence services publics, Collectif santé, GU, PCOF, MRC, EELV, NPA, Ensemble,

Excusés : CGT du conseil général, CGT de la CNAV, 

 

La réunion valide les décisions de la réunion précédente avec l’appel à un grand rassemblement le samedi 15 novembre à 15H, place Jean Jaurès à Tours. Celui-ci s’inscrit dans le cadre de la journée nationale de mobilisation lancée par le collectif national 3A. 

L’échange fait apparaître un large accord sur la nécessité de s’attaquer à l’austérité et de faire vivre une alternative progressiste sociale, écologique et politique.

 Le collectif 3 A propose une démarche s’inscrivant dans la durée, dans le respect de l’indépendance de chaque organisation, pour travailler à la coconstruction de projets communs.

Le collectif départemental 3A est ouvert à toutes les forces syndicales, associatives, politiques, citoyennes partageant l’objectif et le besoin de se rassembler pour agir, chacun souffrant de l’absence de perspectives.

 

Dispositif de préparation du samedi 15 novembre :

 

-Une conférence de presse aura lieu le mercredi 12 novembre à 11 H, 37, rue Bernard Palissy.  Elle sera l’occasion d’annoncer la création du collectif 3A.

Nous en profiterons pour faire part de notre soutien à l’initiative du Front de Gauche à Château-Renault du 27 novembre.

-Chacun est invité à diffuser le tract d’annonce de la mobilisation du 15 novembre dans ses réseaux.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 14:43

 

APPEL POUR LES ASSISES DÉPARTEMENTALES DES SERVICES PUBLICS

 

Partout dans le monde, les peuples se mobilisent pour la défense des services publics menacés par les accords de libre-échange

Nous,

citoyen-ne-s, élu-e-s, salarié-e-s, usagers-ères de Touraine,

Organisations syndicales, associatives et politiques, collectifs et coordinations de l’Indre-et-Loire signataires,

 

Appelons et nous engageons à faire converger nos exigences et nos luttes pour la défense, la refondation, la démocratisation et le développement des services publics.

Appelons et nous engageons à constituer des collectifs locaux, à les dynamiser et les développer, pour débattre et lutter afin de faire vivre les services publics dans nos territoires.

L’apport de collectifs locaux qui débattent et luttent pour faire vivre les services publics dans les territoires est indispensable.

Ensemble, sur le terrain, nous montrerons que l'existence de SP est une idée bien plus profitable à l’humain que la recherche de profits financiers pour une minorité de nantis.

Nous soutenons l’appel de la Convergence Nationale qui,  le 16 mai 2014, a décidé de la tenue d’assises pour les services publics associée à une manifestation nationale qui aura lieu en mai-juin 2015 à Guéret.

 

Nous proposons pour sa préparation les axes suivants :

 

*      Les conséquences des politiques d’austérité sur la qualité des services, sur la vie quotidienne de chacun au travail et dans nos communes et nos cantons.

*      le rôle de l’Etat, celui des collectivités territoriales et de l’Europe.

*      le financement des services publics.

*      les nouvelles formes de démocratie à mettre en place.

 

 

*      la nécessité de mener une bataille idéologique :

  • déconstruire les pseudos arguments sans réel fondement économique qui concernent le déficit public, le coût des services et des emplois publics et démontrer l’efficacité du service public.
  • communiquer en s’adressant prioritairement aux jeunes n’ayant pas connu les «vrais» services publics de réseau.
  • faire connaître les luttes, les enjeux en cours, les succès, les innovations.
  • Informer sur les différents traités.
  • Impulser de nouvelles formes d’action, définir les modalités de leur convergence, y compris au niveau européen.

Nous participerons à la rédaction d’un nouveau Manifeste pour les services publics du XXIème siècle.

 

Nous savons que ne partons pas de rien : le manifeste du 10 juin 2007 pour les services publics peut servir de base à ce travail.

 

Il est nécessaire de tenir compte de l’impact des politiques d’austérité, d’aller plus loin, plus concrètement, dans l’élaboration de propositions alternatives afin de mettre les finances au service de la satisfaction des besoins de toutes et tous, d'impulser une nouvelle logique de développement.

 

A Tours,  nous tiendrons les assises de refondation, de développement et de démocratisation des services publics le samedi 25 octobre 2014

 

Avec la participation de nombreuses organisations PG, PCF, ATTAC, FSU, CNL, Syndicat CGT du conseil général, PCOF, EELV, MRC37, GU, confédération paysanne,….

et de nombreuses personnalités :

Geneviève Guibert (collectif santé), Laurent Baumel (député d'Indre et Loire), Jean-Louis et Joséphine Bargès , Jean-Marie Bonnet (ATTAC), Bruno Olivier (Pour Politis), Michel Cosnier, maire de Chateau-Renault, Marcelle Remerand (MRC37), Luis Lopez (Convergence 37), Charles Petitcolas ( resp dpal de GU), Edith Hallinger (Convergence 37), Marie-France Beaufils (sénatrice-maire de Saint- Pierre des Corps), Fabien Coste (secrétaire département PCF 37), Gilles Deguet, vice-président de la région centre EELV, Christian Faucompré (syndicaliste retraité de la CPAM), Murielle Filippi (secrétaire générale du syndicat CGT du ministère de l'Agriculture),Rolande et Guy Harel, Sarah Intsaby (CGT services du premier ministre), Jacques Joselon (maire-adjoint de Chambray-les-Tours), Françoise Coudert (Monnaie), Ginette Martin (CNL), Jean-Baptiste Molinier (citoyen en transition), Jean-Claude Pillu (PCF), Evelyne Pinard (MRC37, militante FSU),  Evelyne Rossignol (CGT conseil général), Anne Rieau (conseil général 37),  Jean-louis San Roman, Jean-Pierre-Chipot (maire-adjoint du PCF),………

 

REJOIGNEZ-NOUS, SIGNEZ L’APPEL !

Par courriel : convergencesp37@gmail.com

Appel départemental pour les assises de Tours
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 14:35

BUDGETS: APPEL A LA MOBILISATION NATIONALE, LE 15 NOVEMBRE 2014 !

 

La coupe est pleine ! Le pays s’enfonce dans la crise avec son cortège de misère, de chômage, de précarité, de violentes divisions. Depuis des années la droite et, depuis 2012, François Hollande, les gouvernements Ayrault et Valls poursuivent le même but dans le cadre des traités européens et en accord avec les dirigeants de l’Europe libérale : austérité, compétitivité par la baisse du coût du travail, reculs sociaux, coupes claires dans les dépenses publiques. Ces politiques ont échoué partout comme elles échouent en France : elles nourrissent la crise, creusent tout à la fois les inégalités et les déficits.

Dans son immense majorité le peuple rejette cette politique imposée sans débat et avec autoritarisme. Cette situation créée une grave crise politique dont la droite et l’extrême-droite porteuses de graves projets de régression tentent de tirer profit.

Il est temps d’arrêter cet engrenage. Il faut dire non à la loi de finances 2015 présentée par Manuel Valls qui, pour satisfaire les cadeaux faits au CAC 40, dans le cadre du pacte de responsabilité, coupe massivement dans les dépenses publiques. Il se traduirait par le recul des services publics et de ses missions, un étranglement financier des collectivités locales et de leur capacité d’investir. Il faut aussi empêcher les reculs budgétaires de la protection sociale qui remettent en cause les acquis pour la santé, la retraite, la famille, les chômeurs.

D’autres choix sont pourtant possibles. Nous ne sommes pas condamnés à l’austérité permanente et à l’insécurité sociale. Il faut mettre en œuvre une politique qui parte des besoins sociaux, s'attaque aux inégalités. Une réforme fiscale d’ampleur permettrait une redistribution des richesses et une relance des investissements productifs au bénéfice de la grande masse de la population, s'inscrivant dans la transition écologique. 

Il faut redonner du pouvoir d’achat, augmenter les salaires, créer des emplois. Il faut s’attaquer au  capital, à la finance, à la rente des actionnaires qui est supportée par les salarié-es, les chômeurs, les précaires, les retraités et la jeunesse.

Il existe dans le pays une majorité de femmes et d’hommes disponibles pour cette alternative sociale et politique, des forces syndicales, sociales, associatives, politiques que nous voulons rassembler.

Mettre un coup d’arrêt aux politiques en cours, imposer d’autres choix, cela ne peut se faire sans la mobilisation des salarié-es, sans l’intervention citoyenne.

Pour dire non au budget d'austérité du gouvernement VALLS et appeler à ce qu’il soit rejeté !

Pour dire non aux exigences du Medef !

Pour rassembler et construire une alternative à la politique actuelle !

Nous appelons à organiser des manifestations dans les grandes villes de France

 

 

 

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 15:03

 

Prenons la parole !

Ces assises ouvertes à toutes et tous, citoyen-nes, militant-es, élus- es....avec l'objectif que chacun puisse s'exprimer.

Elles auront lieu le samedi 25 octobre à Tours, au centre de vie du Sanitas (centre commercial en face du Palais des sports, entrée à côté du Simply).

 

Le matin: 2 ateliers à 10H30-12H30

-Réforme des collectivités avec la participation notamment le point de vue des élus exprimé par Marie-France Beaufils, sénatrice -maire de Saint-Pierre-des-Corps, le point de vue des salariés par Anne Rieau , syndicaliste du conseil général, le point de vue des citoyens par Bruno Olivier, membre d'un comité de quartier de Tours.

-La santé, la sécu, les hôpitaux, l'atelier sera animé par le collectif santé avec la participation de Geneviève Guibert, de Michel Crosnier, maire de Château-Renault , président du conseil d'administration de l'hôpital d'Amboise, et de syndicalistes de la CGT et de SUD-Santé.

 

L'après-midi

14H-17H avec 2 parties: un forum: compte-rendu des ateliers du matin, l'état des services publics dans le département: poste, services de l 'Etat,

Un débat sur les services publics confrontés à l'austérité, quelle réponse?

avec la participation notamment de Gilles Moindrot, responsable départemental de la FSU, de Viviane Flatreau, responsable nationale de la fédération CGT des services publics, Fabien Coste, secrétaire départemental du PCF, de Laurent Baumel, député d'Indre-et-Loire, Jean-Marie Bonnet (ATTAC), Ginette Martin , responsable départemental de la CNL.

17H : conclusions: Charles Petitcolas

 et vin d'honneur....

Pour les personnes qui participent à l'ensemble de la journée , un buffet est organisé, s'inscrire sur l'adresse mail: convergencesp37@gmail.com

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 13:30

A propos des notaires: un débat au Sénat

 

Il y a sans doute du ménage à faire dans la profession mais l'enjeu ici est très clair. Il est comme pour toutes les autres activités de service public de les subordonner à la rentabilité financière. A terme cela veut dire la fermetures des petites études en zones rurales et en milieu périurbain....

 

~~AVENIR DES ÉTUDES DE NOTAIRES 14 octobre 2014 9h 30

M. le président. La parole est à Mme Marie-France Beaufils, auteur de la question n° 862, adressée à Mme la garde des sceaux, ministre de la justice.

Mme Marie-France Beaufils. Monsieur le président, monsieur le secrétaire d'État, mes chers collègues, les notaires que j'ai rencontrés à Château-Renault dernièrement, sont très inquiets, mais également très déterminés. Rapport de l'Inspection générale des finances, fuites dans la presse, déclarations ministérielles contradictoires : tout cela n'est pas fait pour les rassurer. Ils ont conscience qu'ils sont la cible de tous ceux qui souhaitent la déréglementation de cette profession, voire sa disparition. Surtout, ils ne comprennent pas que ce soit le gouvernement actuel qui soit à l'origine de cette campagne. Les notaires, en effet, ne méritent pas les caricatures entendues ces derniers temps visant à les stigmatiser. Je rappelle qu'ils ont collecté, en 2013, 22 milliards d'euros de recettes fiscales à titre gratuit pour l'État. Ce sont des officiers publics assurant une mission de service public, appliquant des tarifs réglementés, les mêmes sur tout le territoire. La sécurité des actes notariés représente une garantie forte pour l'ensemble de nos concitoyens, notamment pour les plus faibles d'entre eux. Un ministre a annoncé en août que 6 milliards d'euros de pouvoir d'achat pourraient être restitués aux Français en déréglementant la profession. Or son successeur a déclaré en septembre qu'il était illusoire de penser qu'une telle réforme rendrait 6 milliards de pouvoir d'achat aux Français. Qui croire ? Regardons de près ce qui s'est passé aux Pays-Bas. En libéralisant les tarifs voilà douze ans, les Hollandais ont provoqué une hausse de 70 % du coût des actes notariés, ce qui a accru l'inégalité d'accès au service public notarial. Où est donc l'intérêt économique d'un tel bouleversement ? Le président du Conseil national du notariat soulignait en mai dernier « Ce n'est pas parce qu'il y aura plus de concurrence entre notaires qu'il y aura plus d'achats immobiliers ou plus de successions à régler ! Cela n'aura aucun impact sur le PIB. » Si ce projet n'a aucune conséquence, ni sur le pouvoir d'achat ni sur le PIB, en quoi pourrait-il être utile ? La seule solution raisonnable me semble donc son retrait immédiat. En effet, sa mise en œuvre porterait atteinte à notre modèle social républicain déjà fortement attaqué. Une libre installation « sauvage » entraînerait une dégradation de la sécurité juridique et une remise en cause de la garantie collective. Par ailleurs, l'entrée de capitaux étrangers dans leurs études par l'intermédiaire des banques, des compagnies d'assurance ou d'autres investisseurs, conduira inéluctablement à une perte d'indépendance, ainsi qu'à la disparition des petites structures. Une telle réforme signera le recul non seulement de la présence de la puissance publique dans des territoires aujourd'hui très affectés par la disparition de services publics comme La Poste ou encore les trésoreries, mais aussi de l'accès au droit pour nombre de nos concitoyens, à l'image de ce qui s'est passé avec la fermeture de tribunaux. Et cela, nous ne pouvons l'accepter ! La défense de l'accès au droit, la préservation de la mission de service public des notaires et la sécurité juridique sont autant de principes chers à Mme Taubira, ministre de la justice. Je me félicite qu'elle les ait défendus à maintes reprises, montrant ainsi son attachement à la réglementation notariale. Devant le congrès des notaires qui se tenait à Lyon en juin 2013, elle disait à propos de la directive sur la reconnaissance des qualifications professionnelles : « Il a fallu se battre contre ceux qui sont persuadés qu'il faut déréglementer ces professions. […] Nous sommes armés d'une culture du service public. Nous avons la culture de la présence territoriale. Nous avons la culture de la citoyenneté. Armés de cela, nous avons décidé d'être invincibles et nous avons été invaincus ! » Alors, monsieur le secrétaire d'État, il ne faut pas laisser s'installer une telle entreprise de destruction de nos principes républicains au profit de l'installation d'un hypermarché du droit. Comment comptez-vous donc préserver dans notre pays les valeurs fondamentales qui régissent cette profession ? Les notaires et les personnels des études sont prêts à appuyer toute initiative allant en ce sens. (M. Michel Houel applaudit.) M. Jean-Claude Lenoir. Très bien !

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d'État. M. Matthias Fekl, secrétaire d'État auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger. Madame la sénatrice, vous avez appelé l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, dont je vous prie d'excuser l'absence, sur le projet de réforme des professions réglementées, et plus particulièrement sur la situation des notaires. Mme la garde des sceaux reconnaît avec vous la place importante qu'occupent les notaires dans le service public de la justice. Comme vous le rappelez, le Gouvernement a d'ailleurs soutenu devant les institutions européennes la spécificité de cette profession lors des discussions relatives à la révision de la directive dite « qualifications professionnelles » du 7 septembre 2005. C'est en invoquant cette spécificité que le gouvernement français a obtenu l'exclusion du notariat du champ d'application de cette directive, alors que cette bataille n'était pas gagnée d'avance ! Dans le même sens, la Cour de justice de l'Union européenne a affirmé, dans un arrêt du 24 mai 2011, que les notaires « poursuivent des objectifs d'intérêt général, qui visent notamment à garantir la légalité et la sécurité juridique des actes conclus entre particuliers » – je cite le point 87 de cet arrêt. À ce titre, toujours selon la Cour, les restrictions relatives à l'organisation du notariat en France peuvent être compatibles avec la liberté d'établissement garantie par le droit de l'Union. En ce qui concerne la réforme des professions juridiques réglementées, la ministre de la justice a conduit depuis le 17 septembre une série de consultations avec les représentants de ces professions et le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique. Cette concertation a déjà permis de dissiper un certain nombre des inquiétudes qui – il faut le reconnaître – avaient pu naître. Je note avec satisfaction que les mouvements de protestation qui entouraient l'ouverture des concertations ont été suspendus. La nécessité de réformer les professions juridiques réglementées est largement admise, y compris par les professionnels eux-mêmes. Depuis 2012, Mme la garde des sceaux a lancé ce processus de modernisation, en lien avec leurs représentants. Ainsi, elle a déjà agi pour la réduction du tarif des greffiers des tribunaux de commerce avec le décret du 19 mai 2014. L'ordonnance du 12 mars 2014 réforme les procédures collectives et modifie également les conditions de désignation des administrateurs et mandataires judiciaires. Le nombre de notaires salariés pouvant être nommés a été augmenté par l'ordonnance du 27 février 2014. Des participations financières croisées sont désormais possibles entre professionnels du droit et du chiffre depuis un décret du 19 mars 2014. Tout récemment, enfin, il a été procédé, par un décret du 28 août dernier, à l'extension de la compétence territoriale des huissiers de justice du ressort du tribunal de grande instance au département. C'est dans un esprit de dialogue que doivent se poursuivre les discussions. Personne, au sein du Gouvernement, ne peut se voir reprocher d'adopter une logique simpliste ou de tenir un discours caricatural. Au contraire, tous ses membres ont le souci constant d'assurer la qualité du service public, de garantir la sécurité juridique des actes concernés et de préserver un maillage territorial serré, comme nos concitoyens sont en droit de l'attendre Ainsi, c'est à l'aune de ces exigences qu'il faut analyser les risques que présenteraient la liberté d'installation, l'orientation des tarifs vers les coûts ou encore l'ouverture à la concurrence de certains actes. (Mme Frédérique Espagnac et M. Luc Carvounas applaudissent.)

M. le président. La parole est à Mme Marie-France Beaufils. Mme Marie-France Beaufils. Monsieur le secrétaire d'État, vous avez bien résumé l'ensemble des déclarations de Mme Taubira, ministre de la justice. Malheureusement, certains faits continuent de les contredire. Je vais donc finir par me dire qu'un autre ministère ne défend peut-être pas tout à fait la même conception de la concertation, s'agissant de la profession de notaire. En effet, Les Échos ont récemment publié des « pistes de réflexion » du ministère de l'économie, alors que les sujets évoqués n'avaient fait l'objet d'aucun débat avec la profession. Ainsi, pendant la consultation, la presse publie des éléments qui n'ont absolument pas été abordés par les négociateurs. Il va donc falloir à un moment adopter une méthode de travail plus claire, afin qu'un accord s'établisse entre les déclarations publiques et le contenu des discussions. J'ajoute que les informations diffusées dans la presse ne permettent pas au public de comprendre les réalités en cause. Par exemple, les tarifs réglementés permettent aux plus modestes de bénéficier de tarifs très raisonnables, pour des biens d'une valeur allant jusqu'à 200 000 euros. Or peu de gens savent que, à la rémunération du notaire, s'ajoutent des frais correspondant tout simplement à des impôts. Le mélange de ces chiffres crée une confusion quant au coût véritable de l'intervention du notaire. Ainsi, pour un bien de 200 000 euros, s'il faut verser 12 500 euros au trésor public, l'office notarial ne perçoit, quant à lui, que 2 500 euros. Cette réalité est très mal connue et il ne faut donc pas s'étonner que la perception du coût de l'acte juridique, en dépit de la sécurité qu'il apporte, soit totalement faussée. Je souhaite donc que l'État apporte les éclaircissements nécessaires dans ce débat. (MM. Jean-Claude Lenoir et Michel Houel applaudissent.)

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 12:46

Le point de vue de L'UFAL

Modulation des allocations familiales : la trahison du Gouvernement vis-à-vis des familles et de la Sécurité sociale

Alors qu’il n’y a que 8 jours que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale a été présenté en Conseil des ministres et 3 jours qu’il a été discuté en commission à l’Assemblée nationale, chaque jour apporte ses nouvelles mesures contredisant celles de la veille.

Hier, le Président de la République a choisi de prendre à contre-pied ses arbitrages du printemps 2013 : l’austérité passera par la modulation des allocations familiales en fonction des revenus. Bref, une navigation à vue qui fracasse les principes hérités du Conseil National de la Résistance sur les icebergs du néolibéralisme et fait ainsi sombrer notre protection sociale solidaire, qui a pourtant montré toute sa pertinence en jouant le rôle d’amortisseur des effets de la crise.

Une première tentative de plafonnement avait été abandonnée l’an dernier devant l’opposition unanime des associations familiales et de l’UFAL en particulier. Cette décision de moduler les allocations familiales en fonction des revenus est une nouvelle offensive visant à casser le système d’allocations. La Sécurité Sociale verse une compensation reconnaissant le travail d’éducation des parents. La Sécurité sociale verse une allocation financée par la cotisation sociale (autrement dit : par le salaire indirect socialisé payés aux travailleurs). En ce sens, les allocations familiales ne poursuivent aucun objectif « redistributif » mais visent à reconnaître par le salaire indirect le travail lié à l’éducation des enfants. Réduire les prestations de la Sécurité sociale et les cotisations sociales qui les financent (les cotisations familles disparaîtront à l’horizon 2017 dans le cadre du pacte de responsabilité), ce n’est rien d’autre que d’abaisser les salaires !

La modulation des allocations familiales par le revenu des parents aboutira à une situation intenable socialement. En effet, comment, dans ces conditions garantir l’attachement des Français à un système social de moins en moins « généreux » pour ceux qui le financent via leur salaire ? La logique est claire : la modulation des allocations familiales (énième coup de rabot porté à l’endroit des familles) oblige encore davantage ceux qui en ont les moyens à orienter leur épargne vers des solutions individuelles pour un coût très supérieur, sans pour autant alléger les difficultés des personnes les plus fragiles. Ne tombons pas dans le piège de la « justice sociale » que nous tend le Gouvernement :

la Sécurité sociale n’a pas pour objet de corriger les inégalités.

Au lieu de faire de la politique familiale un investissement égalitaire pour l’avenir de la Nation, le Gouvernement choisit d’en faire un gisement d’économies et d’opposer les Français entre eux selon leur niveau de revenu : élever un enfant ne constituerait pas le même travail éducatif de parent suivant le revenu que l’on perçoit ! La conséquence voulue est une division des Français sur des questions où ils se retrouvaient jusqu’à présent. À ceux qui se laissent abuser par l’argument de « justice sociale », nous rappelons que la modulation des allocations familiales n’est que l’acte initial d’une modulation des autres prestations sociales selon le niveau de revenu, et en premier lieu du remboursement des dépenses d’assurance maladie couvertes, elles aussi, par la Sécurité sociale.

Une telle perspective est totalement inacceptable pour l’UFAL. Si la majorité au pouvoir entendait rétablir la justice sociale, elle œuvrerait par exemple à réhabiliter l’impôt sur le revenu républicain et progressif, vecteur essentiel de redistribution de revenus pour corriger les inégalités sociales.

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 12:06

Prenons la parole !

Ces assises ouvertes à toutes et tous, citoyen-nes, militant-es, élus- es....

Elles auront lieu le samedi 25 octobre à Tours, au centre de vie du Sanitas (centre commercial en face du Palais des sports, entrée à côté du Simply).

Le matin: 2 ateliers à 10H30-12H30

-Réforme des collectivités avec la participation notamment le point de vue des élus exprimé par Marie-France Beaufils, sénatrice -maire de Saint-Pierre-des-Corps, le point de vue des salariés par Anne Rieau , syndicaliste du conseil général, le point de vue des citoyens par Bruno Olivier, membre d'un comité de quartier de Tours.

-La santé, la sécu, les hôpitaux, l'atelier sera animé par le collectif santé avec la participation de Geneviève Guibert, de Michel Crosnier, maire de Château-Renault , président du conseil d'administration de l'hôpital d'Amboise, et de syndicalistes de la CGT et de SUD-Santé.

L'après-midi

14H-17H avec 2 parties: un forum: compte-rendu des ateliers du matin, l'état des services publics dans le département: poste, services de l 'Etat,

Un débat sur les services publics confrontés à l'austérité, quelle réponse?

avec la participation notamment de Gilles Moindrot, responsable départemental de la FSU, de Viviane Flatreau, responsable nationale de la fédération CGT des services publics, Fabien Coste, secrétaire départemental du PCF

17H : conclusions et vin d'honneur

Pour les personnes qui participent à l'ensemble de la journée , un buffet est organisé, s'inscrire sur l'adresse mail: convergencesp37@gmail.com

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 09:20
4 juin 2014

 

 

Le 3 juin dernier, une journée nationale sur le transport ferroviaire régional
a été organisée le 3 juin à Tours. La Convergence de défense et
développement des services publics étaient présente. L'essentiel de la
journée a été consacré à la présentation, par le rapporteur, du projet de
loi de réforme ferroviaire qui vient en débat au Parlement. Il s'agit de 
transposer les directives imposées par l'Europe (avec l'aval du parlement
européen et des gouvernements!) pour ouvrir à la concurrence les
transports ferroviaires. Le projet de loi, en l'état, prépare l'éclatement du
système ferroviaire pour ouvrir à la concurrence, et à terme transformer
la SNCF en société anonyme (comme la poste en 2009).
Ce ne sont pas les usagers qui peuvent y gagner, dont nombre d'entre eux
n'ont pas les moyens de se payer le train (c'est combien le TGV
pour aller à Paris?) ni les personnels de la SNCF dont la suppression
de plusieurs milliers d'emploi est programmée.
La Convergence est intervenue . Vous trouverez ci-joint l'intervention
de notre représentant Guy Harel.
Une élue de la région Bourgogne a répondu en disant que la convention
avec la SNCF vient en expiration en 2016 et quelle essayera de reconduire
le contrat avec celle -ci...Pour le reste, les questions restent ouvertes.
Plusieurs présidents de région veulent ouvrir les TER à la concurrence ou
créer leur propre réseau régional comme le président de la région Pays
de Loire.
Un processus de mobilisation est engagée chez les cheminots mais cela
concerne l'ensemble des usagers et de la population pour avoir un
système ferroviaire accessible à tous sur tout le territoire.
 
 

 

Quel devenir pour le réseau ferroviaire dans les régions?

 

La Convergence de défense et développement des services publics avait déjà alerté

l’an passé sur le mouvement de privatisation de la SNCF . Le risque est grand de voir

demain cette SOCIETE NATIONALE se transformer en SOCIETE(S) REGIONALE(S)

CONCURRENTE(S) .

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 09:17

Collectif 37 Notre santé en Danger Tours le 27 juin 2014

Collectifsante37@gmail.com

Mesdames ou messieurs les député(e)s et sénateurs (trices)

En juillet vous allez être appelé à débattre et voter le Projet de loi de finance rectificatif de la Sécurité sociale en application du Pacte de responsabilité. Celui-ci prévoit d’amputer 10 milliards d’€ sur l’Assurance Maladie et 11 milliards sur les dépenses de protection sociale.

Ce plan est très grave car il représente une étape de plus dans la destruction de notre système solidaire de protection sociale.

En effet :

  • Il attaque le financement de la Sécurité Sociale donc son fondement.
  • Il attaque le principe de solidarité en transférant progressivement les cotisations sociales vers l’impôt. Il n’y a aucune garantie après, que ces sommes intégrées dans le budget de l’État soient utilisées pour la protection sociale ; il y a déjà eu des précédents !
  • Les compensations sont prévues mais sans dire comment elles seront financées : or, l’expérience prouve depuis toutes ces années que les exonérations, dont ont bénéficié les entreprises, n’ont jamais été compensées à 100% et n’ont jamais permis de créer d’emplois.
  • Ce projet de loi va plus loin que les précédents dans les exonérations patronales en retirant une grande partie du financement de la branche famille.
  • Il remet en cause l’unicité des principes fondateurs de la sécurité sociale avec la solidarité intergénérationnelle de la naissance à la mort, basée sur les cotisations prises sur les revenus du travail.
  • Il est dangereux parce qu’ en supprimant également les cotisations salariales au niveau du SMIC, il donne l’impression d’augmenter les salaires les plus bas alors qu’ il organise un hold-up sur la partie socialisée du salaire et met en péril les retraites, allocations familiales, etc…,. or, la France a mieux résisté à la crise grâce à la Sécurité Sociale
  • Il prévoit la suppression de la Contribution de Solidarité des Sociétés la (C3S), qui est assise sur les chiffres d’affaires supérieures à 760.000 € donc sensée taxer les profits des entreprises !
  • Il prévoit en même temps de geler les retraites, les allocations logements…pour la population

Nous vous demandons donc de voter contre ce projet de loi.

Nous serons attentifs à votre positionnement dans vos expressions et vos votes que nous ne manquerons pas de rendre publics.

Veuillez recevoir Mesdames et Messieurs les Député(e)s et Sénateurs (trice) l’expression de nos meilleures salutations.

Geneviève Guibert

Pour le collectif 37 Notre santé en danger

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Published by convergence services publics 37 - dans droit à la santé
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