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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 08:48

La Poste : les exigences demeurent, le combat continue !

Le 12 janvier, les députés et sénateurs de droite ont bouclé le processus parlementaire et voté la transformation de la Poste en société anonyme.

La CGT ne se résoudra jamais à la privatisation qui de fait accentue la remise en cause du service public.

Partout, Les exigences du personnel et de service public demeurent et ne peuvent que se renforcer. La décision d’adapter l’ouverture des bureaux en fonction des chiffres d’affaire va accentuer la fermeture de centaines de bureaux de poste tout en contraignant les personnels à une ultra-flexibilité conduisant à une dégradation généralisée des conditions de travail.

Les 18 mois de luttes unitaires massives et diversifiées des postiers et les multiples actions des usagers, ont fait grandir l’exigence de moderniser le service postal à partir des attentes des populations, l’exigence de démocratie au travers de l’organisation d’un référendum, l’exigence de réponse aux revendications des personnels sur toutes les questions d’emplois, de salaires, de droits et garanties statutaires et collectifs, de service public et de conditions de travail.

L’action des salariés et des usagers doit plus que jamais se poursuivre pour le maintien et le développement du service public postal partout sur le territoire, pour la distribution 6 jours sur 7, le respect du J+1, la sécurité de l’épargne, l’accessibilité et le droit au compte pour tous.

 DSC05495.JPG

 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 08:34

 

Services publics et droits des femmes

par Michelle Ernis

 

Lors du tour de table, plusieurs camarades sont intervenus pour dénoncer, dans le détail, les attaques incessantes dont le service public fait l’objet dans tous les domaines, Education Nationale, Santé, Poste, Energie, SNCF …

 

Ces attaques touchent tout le monde  En premier lieu, ceux d’en bas, ceux qui n’avaient pas beaucoup, ceux qui subissent la crise du système capitaliste et qui auront encore moins,.

Et sans distinction :

- les jeunes et les seniors

- les français et les familles immigrées

- les secteurs ruraux et les quartiers populaires urbains

- … et les hommes et les femmes

Au nom du Collectif National pour les Droits des Femmes, je souhaiterais donner un éclairage particulier sur les services publics et les femmes pour qu’ENSEMBLE, nous portions un combat de défense et de développement des services publics, pour TOUTES et TOUS.

 

Les services publics sont, pour nous, des pointillés vers une autre société, à chacun selon ses besoins et non ses moyens. Les services publics ne doivent pas à être livrés à la concurrence et se sont pas des marchandises. Pour nous, ce sont aussi des pointillés vers une autre société, débarrassée de l’oppression des femmes, avec des services publics qui permettent une prise en charge collective des tâches qui, traditionnellement, reposent sur les épaules des femmes, pour une véritable égalité FEMMES HOMMES.

 

Nous constatons qu’au lieu de continuer d’avancer vers cette prise en charge collective de la société, nous nous éloignons des acquis importants obtenues par les luttes des femmes.

 

1 – Tout d’abord, dans un domaine peu discuté, la question du service concernant les personnes âgées et/ou dépendantes.

Nous savons que ce sont les femmes qui vivent plus longtemps, que ce sont les femmes qui ont les pensions les plus faibles, que les maisons de retraite sont de plus en plus chères.

Les assurances privées se font des profits colossaux à partir de ce besoin grandissant.

Un constat : ce sont les femmes, comme autrefois, qui s’occupent des personnes âgées. Soit dans le cadre de la famille, soit en tant que salariées sous payées, sans statut, aux horaires élastiques, sans considération.

Nous souhaitons réaffirmer ici, pour le C NDF et Convergence, que nous nous devons d’être à l’offensive pour revendiquer un vrai service public du 3ème et 4 ème âge. Pour toute la population rurale et urbaine, pour les hommes et les femmes, c’est une nécessité, une urgence sociale et tout particulièrement pour les femmes en  tant qu’usagères et  en tant que salariées.

 

 DSC05507

2 – Concernant la santé

La destruction du système de santé a été développée dans la table ronde. Nous le répétons : cela concerne tout le monde.

Mais, la suppression des hôpitaux de proximité pénalise encore plus les femmes dans le sens où ce sont elles qui s’occupent de la santé des enfants, qui gèrent la famille. Faire des kilomètres pour se faire soigner ou soigner les enfants tient du parcours du combattant.

 

Plus encore, la suppression des maternités de proximité est un véritable scandale. Ne plus pouvoir  accoucher près de chez soi, c’est augmenter les risques pour la santé de la femme et de l’enfant. C’est couper la femme de son milieu. C’est la pousser à sortir vite malgré la fatigue, les risques, le besoin de repos et de décompression. C’est le fameux exemple de Rachida Dati retournant au conseil des ministres, au bout de quelques jours, après un accouchement par césarienne.

 

Parlons aussi du scandale des suppressions de lits pour les IVG, des fermetures de centres d’IVG comme dans le 20 ème à Paris. Le paiement à l’acte fait de l’IVG un acte non rentable. C’est la logique comptable, marchande.

 

Dans les médias, on nous parle des remises en cause concernant les droits des femmes, dans les pays musulmans, aux Etats Unis avec les créationistes, les anti-IVG. Mais, chez nous, c’est la loi du marché et le retour à l’ordre moral qui limite ce droit fondamental des femmes.

 

C’est aux femmes de décider de leur corps, d’avoir un enfant si elles le veulent.

 

 

3 – Concernant la petite Enfance

 

Le CNDF mène campagne, depuis 3 ans, pour un véritable service de la Petite Enfance au nom des droits des enfants et au nom des droits des femmes

 

En France, les femmes sont restées dans le monde du travail plus que d’autres pays européens car il existait des structures d’accueil de qualité de la petite enfance.

Aujourd’hui, la place des femmes dans la vie active diminue du fait de la crise économique capitaliste, des licenciements, de la précarité mais aussi par le simple fait que de faire garder un enfant devient un obstacle majeur..

 

Les enfants de moins de 3 ans ne sont plus comptabilisés dans les écoles maternelles. En Seine Maritime, par exemple il  y avait un 1/ 3 autrefois de moins de 3 ans en Seine maritime, aujourd’hui nous en sommes à 16 %. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. La maternelle par définition est le service public, laïc, gratuit dont les familles, les femmes, les enfants ont besoin.

Le gouvernement annonce des « jardins d’éveil », bien jolis mots mais qui financera ?

Les communes se voient privées de la taxe professionnelle et sont étranglées au niveau financier. Des structures privées se multiplient. Ce sera au bon vouloir des entreprises ou surtout en fonction du porte-monnaie des parents, pour ceux qui  pourront payer.

 

Le changement de législation  concernant les assistantes maternelles s’attaque à la qualité du service rendu : plus d’enfants par assistante maternelle, possibilité de regroupement de plusieurs assistantes avec plusieurs enfants, bref une petite classe.

 

Je pointais, tout à l’heure,  dans mon propos sur la santé, la question du congé maternité sur la question du temps nécessaire pour les femmes au moment de l’accouchement même. Cela va plus loin car le congé lui même est menacé. Il s’agirait de voir prendre sur le temps de congé pré-natal pour le reporter sur le congé post natal. Tout cela pour éviter les problèmes de garde d’enfant. Toutes les économies sont bonnes ! Ainsi une femme pourrait aller jusqu’à la veille de son accouchement. Il est clair aussi que certains patrons ne se priveraient de faire pression pour la garder jusqu’au bout. Peut importeront les conditions de travail.

 

Le congé maternel est un acquis pour la santé des femmes. Il signifie moins de complications de santé, moins de problèmes à l’accouchement.

 

Par des biais différents, par petites mailles, les acquis se détricotent. Ce sont les fondements même du service public de la Petite Enfance qui sont sapés. Nous revendiquons le maintien de ce service public et nous nous battons pour au contraire l’étendre pour la petite enfance de 0 à 6 ans, un service public, laïc, gratuit, de proximité, de qualité.

 

En introduction, je précisais qu’il s’agissait des droits des enfants et des droits des femmes.

A ce niveau, c’est la remise en cause du droit fondamental des femmes au travail, à l’indépendance qui  est touché.

 

C’est le combat mené par le collectif « Pas de bébé à la consigne ».. Cela s’est peu su mais un collectif «  pas de bébés à la consigne » s’est créé. 500 participant-e-s se sont réuni-e-s en novembre 2009 à Paris, reliant professionnel-le-s des crèches, des maternelles, des psychologues, des syndicats …Usager-e-s, personnels, élu-e-s, comme lors de la votation contre la privatisation de la Poste. Notre force est là !

 

 

 

 
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 19:41

Intervention d’Eric BERNARD au forum « CONVERGENCES » de Tours,

le 16 janvier 2010 sur le devenir de la RN 154

 

Bonjours à toutes et à tous,

 

Dans un premier temps je tiens à vous remercier de m’avoir invité à ce colloque afin que je vous présente le projet concernant le devenir de la RN 154, qui je vous le précise est un tronçon de route nationale qui traverse le département de l’Eure et Loir, de DREUX à ALLAINE dans le Loiret.

 

Je me présente, je suis permanent à la fédération nationale CGT équipement-environnement et je suis secrétaire général de la section CGT SNPTRI 28 du district de DREUX qui lui-même dépend de la DIR NO ( direction interdépartementale des route nord-ouest). Pour info, 11 DIR ont été réparties sur l’ensemble des territoires afin de gérer et d’entretenir les routes nationales que l’Etat possède encore suite à la casse du ministère de l’équipement avec la loi de décentralisation du 13 août 2004 passée en force à coup de 49/3.

 

Je tenais également à vous faire part du sentiment de liberté qui m'a permis de venir jusqu'à vous gratuitement, mais pour combien de temps encore ?

 

En effet, un débat public est organisé dans le département de l’Eure et Loir depuis le 12 octobre 2009 par la commission nationale du débat public, (CNDP) afin de présenter ce formidable projet aux citoyens qui se sentent  de près ou de loin concernés mais pas seulement. Car en effet, au vu des orientations qui cheminent au gré de ces débats, dont  je vous passerai les présentations très soporifiques et tellement techniques que le citoyen « lambda » décroche au bout d’un quart d’heure.

 

Il est utile de souligner que la présentation qui est faite ainsi que les principaux arguments avancés sont la capacité à financer et les délais qui sont une véritable caricature selon les différents échéanciers. En effet,  si l’Etat et les collectivité locales se chargeaient de la mise en œuvre, les délais avancés pourraient aller jusqu’en 2070 voir 2085 et selon d’autres experts grands visionnaires, entre autres le conseil général les délais seraient de 2 115 soit dans 105 ans.

                                                                                                                        DSC05495-copie-1.JPG

Aujourd’hui, l’Etat, actuel propriétaire de 9200 km routes nationales et autoroutes gratuites sur l’ensemble du territoire, est en charge de l’entretien et de la gestion sous l’appellation des DIR et dont fait partie la RN 154. 

 

Pour vous donner une idée qui fonde leurs arguments, le coup total serait d’environ  650 à 750 millions d’euros pour terminer les travaux d’aménagement, à raison de 50 à 55 millions d’euros par tranche de 5 ans, à condition que  l’Etat et les collectivités concernées continuent et s’engagent dans les mêmes proportions que celles du dernier contrat de plan Etat/ région centre afin d’aménager la RN 154.

 

Même si l’on doublait cette somme, la réalisation serait alors d’une quarantaine d’années soit une échéance aux alentours de 2040 –voir 2050. Alors me diriez-vous pourquoi ne pas tripler cette somme toujours par tranches de 5 ans à raison de 165 millions d’euros et nous serions dans les clous comme l’échéance de la concession. 

 

Il faut souligner que 54 millions d’euros ont déjà été consacrés à la RN 154 dans le contrat de plan Etat/ région entre 2000 et 2006 pour la partie entre Dreux et Orléans.

 

Mais si la concession à une société autoroutiére se chargeait de la mise en œuvre, les délais  avancés et la mise en service seraient aux environs de 2015/ 2018.

Le tout est une volonté politique car combien de milliards d’euros ont été trouvés pour renflouer les banques face à la  crise ? Combien a coûté la pandémie grippale ? Et le tout n’est pas sur un contrat de plan étalé sur des tranches de 5 ans. Le tout s’est quasiment effectué en un claquement de doigt.

 

La présentation de ce débat est faite volontairement à charge contre les services publics, seule la concession autoroutière à une société d’autoroute serait la solution.

 

Mais dans ce contexte j’oublie une nouvelle importante, c’est de vous faire part de la disparition de la célèbre et illustre DDE depuis le 1er janvier de cette année. Elle se nomme désormais DDT (direction départementale des territoires). Mais pour le citoyen, la DDE existe encore malgré le transfert des 22 000 agents d’exploitation de l’équipement dans les conseils généraux et malgré le maintien des agents qui entretiennent les 9200 km de routes nationales et autoroutes gratuites dans une nouvelle entité la DIR (direction interdépartementale des routes) dont je fais partie. Tout ça pour vous dire que je compare mon statut à un récipient que l’on vide chaque jour pour mieux le fragiliser et le casser comme un vulgaire pot de terre qui ne sert plus à rien afin de le remplacer par un pot de fer froid et incassable.

 

Froid parce qu'une volonté politique a décidé de mettre un terme à  la fonction première des fonctionnaires, celle de faire fonctionner un système administratif , qui permet d'accomplir nos taches et nos missions en assurant un trafic sécurisé et optimisé de part notre connaissance du terrain et de notre proximité auprès de l’usager; un système d’égalité et de solidarité. Mais il faut soit disant étendre notre vision au delà de l’horizon du territoire national car il faut que tout soit désormais rentable.

 

Si nous nous référons à une période de l’histoire aujourd’hui on remet au goût du jour l’octroi qu’est ce que l’octroi ? C’était une contribution indirecte perçue par les municipalités à l’importation de marchandises sur leurs territoires. Sauf que ce n’est plus d’actualité alors il faut moderniser le terme.

Aujourd’hui la taxe professionnelle disparaît dans les communes et l’octroi est de retour sous une forme plus moderne appelée le péage afin de rendre à César ce qui est à Jules.

Voila une manière moderne de nous ponctionner davantage de façon libre et non faussée.  

Pour conclure, je vous rappelle que des sociétés ont fermé lors des dernières intempéries leurs autoroutes pour délester le trafic et les usagers sur des routes départementales parfois plus enneigées.

Dans certains départements, notamment le mien, il n’y a plus de sel dans les centres. Alors si nous laissons les concessions s’étendre demain toutes les routes nationales seront payantes, je dis bien toutes les routes nationales.

 

Je tiens également à vous préciser que pour un déplacement de 27 km  entre  DREUX et CHARTRES si la concession autoroutière était mise en fonction sur la RN 154 il en coûterait 2,27 euros pour un VL (véhicule léger) soit  4,54 euros (29 francs 78) aller/retour pour aller par exemple travailler, faire ses courses, aller à l’hôpital etc. et 6,35 ( 41 francs 66) pour un PL (poids lourd); à  0,08 centimes d’euros ( 0,52 francs) pour un VL par kilomètre et 0,23 centimes ( 1,51 francs) par kilomètre  pour un PL .

 

Je vous laisse le soin d’y réfléchir car pour nous usagers contribuables, militants et enfin personnels travaillant sur ces routes de jour comme de nuit, été comme hiver afin de rendre un haut niveau de sécurité auprès de l’usager contribuable le risque est grand que les personnels perdent leur statut et abandonnent celui-ci pour conserver leur emploi. Pour la CGT c’est inacceptable, même pas envisageable. 

 

Je vous remercie, si vous avez des questions je m’efforcerai d’y répondre.   

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 19:22

Intervention Europe écologie

par Gilles DEGUET

 

 

Je vais me situer dans la continuité des interventions de ce matin qui insistaient sur la nécessité de mener à la fois des luttes de défense des services publics, et des luttes offensives de développement des services publics. Les luttes défensives sont fondamentales. Pour ne prendre que l’exemple des services publics locaux, il sera bien difficile de les développer si les collectivités territoriales n’ont plus de moyens. Nous nous sommes tous félicités du succès de la votation sur la poste ; nous avons trouvé là une modalité d’action qui permettait d’associer le plus grand nombre d’usagers. Mais nous savons aussi que ces luttes demandent des perspectives d’avenir pour se développer.

 

Je pense que le projet écologiste ouvre ces perspectives. La notion de proximité est très importante dans le projet écologiste. Comme l’a souligné ce matin un conseiller municipal de Chambray, une poste fermée c’est des dizaines de personnes qui font des kilomètres pour la moindre démarche, et c’est des tonnes de gaz à effet de serre qui partent dans l’atmosphère. Et c’est pareil quand on supprime n’importe quel autre service de proximité.

Plus fondamentalement, le capitalisme se développe sur l’élargissement continu de la marchandisation. L’écologie c’est au contraire la conscience que la planète est finie, que les ressources sont épuisables. Dès lors, la mise à disposition de ces ressources ne saurait être laissée aux lois du marché. Il faut définir des biens communs de l’humanité, et garantir leur accès à tous et aux générations futures. La notion de service public est donc partie intégrante du projet écologiste.

 

Pour finir deux remarques. La première sur le niveau du service public. Il faut des services publics nationaux et aussi européens. Mais aussi des services publics locaux. Nous avons plus confiance dans la solidité et la pérennité de régies locales, communales ou intercommunales, de l’eau ou de collecte et traitement des déchets que dans une hypothétique (et réversible) nationalisation de Véolia, Bouygues et autres multinationales.

Mais il faut aussi organiser les mutualisations de ces services locaux. Par exemple, un des coûts importants pour les régies eau des petites communes réside dans la nécessité de pouvoir intervenir en permanence sur les réseaux en cas d’incident. Cette astreinte, coûteuse pour une commune seule, devient supportable si elle est mutualisée sur plusieurs, comme font d’ailleurs les entreprises privées. Dans un autre domaine, l’extrême lenteur avec laquelle on aborde dans l’agglomération tourangelle l’utilisation de l’étoile ferroviaire s’explique certes par les choix routiers des collectivités, mais aussi par la difficulté de faire travailler ensemble plusieurs autorités organisatrices des transports.

 

Deuxième remarque sur la démocratie. Faire fonctionner un service public, ça ne se fait pas par les lois du marché, mais ça ne se fait pas non plus par une bureaucratie hiérarchisée. L’expression des besoins sociaux, l’efficacité dans leur satisfaction, demandent une participation collective. La démocratie dans les services publics n’est pas seulement une exigence politique. C’est aussi un mode de gestion et une condition de l’efficacité.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 12:17

ASSEMBLEE GENERALE DE TOURS DES 16 ET 17 JANVIER 2010

RELEVE DE CONCLUSIONS

 

Chèr-e-s  Ami-e-s,

 

 L’Assemblée Générale de La Convergence vient donc de se tenir à TOURS avec succès : ce sont environ cent trente personnes qui ont participé aux débats du Samedi sur les thèmes retenus pour la Rencontre des Luttes organisée avec nos amis d’Indre-et-Loire ( qu’il faut féliciter encore une fois pour la qualité de leur accueil) et le dimanche nous étions encore une bonne trentaine à travailler sur l’outil Convergence dont il a également été souvent question la veille.

Succès car les débats ont été de l’avis général riches et motivants, avec un large éventail d’organisations syndicales, politiques, associatives et une assistance à la fois attentive et participative. Une forte insatisfaction en revanche, déjà notée à Cognac, et qui fait problème : la faible représentation des Collectifs puisqu’elle s’est limitée à la Creuse, la Charente, l’Yonne, l’Indre et Loire bien sûr avec plusieurs collectifs locaux, les Hautes-Pyrénées, Le collectif des cantons de Saint-Aignan et Selles-sur-Cher, le pays de Luçon, Paris- l’Ile de France. Louis Iorio des Bouches-du-Rhône nous a envoyé une contribution dont nous avons tenu compte dans notre discussion de dimanche.

 

Merci donc à ATTAC et à Gérard Jouve, aux diverses Fédérations CGT, celle des Activités Postales et à Claude Quinquis, des Services Publics et à Dominique Pognon, de l’Equipement avec Eric Bernard, de l’UGFF, des Cheminots,  à SOLIDAIRES et aux divers syndicats Sud représentés, à la FSU et à Claudie Martens, au Comité National contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et pour un référendum et à Nicolas Galepidès, au Parti Socialiste, à son délégué national au Service Public Razzy Hamadi, au député PS Jean Patrick Gilles, à la Présidente du Conseil Général Claude Roiron, au Parti Communiste Français et au député européen Patrick Le Hyaric, au vice-président du Conseil régional, Jean-Michel Bodin,  à la Sénatrice Marie-France Beaufils, Maire de Saint-Pierre-des-Corps, aux Verts et à leur représentant GillesDeguet, au Parti de Gauche, à Claude Debons et à David Gipoulou, au NPA , avec Fanny Puel, à Gauche Avenir et à Gérard Gaumé, à la Gauche Unitaire et à Michelle Ernis,  au MRC, à République et Socialisme, à Résistance sociale et à Jean-Claude Chailley, à la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternité de proximité et à Françoise Nay, sa vice-présidente, au SNCA.e.i.L Convergence et à sa secrétaire Françoise Roche, au collectif pour l’Ecole de Proximité et à Jacqueline Boucher, à l’Union des Familles Laïques, à sa présidente Monique Veyzinet et à Christian Berthier, à Cap à Gauche 19, à Maurice Chauvet, responsable de l’observatoire des services publics en Seine-Saint-Denis.

Merci aussi au Maire Adjoint de la Ville de TOURS , Mr Gérard Gernot,  pour son intervention d’accueil remarquée en faveur des services publics et de la régie publique de l’eau.

Merci encore une fois à tou-te-s les militant-e-s que je ne peux citer en totalité ( qu’ils veuillent bien me pardonner !) et qui se sont beaucoup impliqué-e-s pour assurer le succès de cette rencontre.

 DSC05505

Vous aurez ultérieurement un compte rendu des débats du samedi 16. Je me contenterai dans ce courrier d’évoquer les thèmes de la discussion et surtout les conclusions du dimanche matin et qui constituent en quelque sorte la feuille de route pour l’activité de La Convergence dans les mois à venir.

Beaucoup d’importance accordée à la communication, tant dans les liaisons en interne qu’à celles en externe avec notamment le fonctionnement du site. Il a été noté l’intérêt du travail effectué avec Convergence-infos mais nous n’avons pas encore une qualité suffisante dans les échanges avec les collectifs, ni non plus pour constituer un espace nourrissant avec des textes et contributions, une réflexion, des connaissances et des discussions sur les services publics et leurs problématiques.

Il est nécessaire de trouver d’autres camarades pour travailler avec Christian dans ce domaine. Il a déjà beaucoup donné et il y a vraiment nécessité qu’on le seconde dans ce domaine.

Cela m’amène à une proposition qui a fait consensus : celle de mettre en place des commissions de secteurs ( peu importe l’appellation, qui peut évoluer) autour de questions clés pour la bonne activité de Convergence : quatre pour l’instant ont été précisées : le réseau, la communication, les finances et la formation.

 

Sur le réseau il nous faut étoffer encore la liste de nos collectifs et de nos contacts

( une perspective de création en Corrèze)

Il a semblé à beaucoup d’entre nous qu’il y avait besoin de faire un travail de mise au point entre les contacts « réels » et ceux dont le caractère opérationnel reste à vérifier.

Dans cet esprit a été actée la demande à toutes les orgas associées à l’activité de la Convergence , de nous confirmer la personne référente mandatée pour être en lien e-mail avec nous.

Sur la formation (contribution notamment de Louis Iorio), nous avons effectivement débattu de l’intérêt qu’il y aurait d’augmenter les capacités d’intervention des militant-e-s de la Convergence  en matière de débats publics et d’éducation populaire. Cela aurait également le mérite de nous motiver pour la reprise d’un travail réflexif sur « les services publics que nous voulons » pour qu’ils répondent au mieux aux besoins d’aujourd’hui.

L’affirmation d’ambitions renouvelées pour l’outil Convergence nous amène directement à la question financière. Nous ne passerons pas à une activité significativement supérieure si nous continuons à vivre avec les mêmes moyens. En même temps il y a eu large accord pour

rappeler une nouvelle fois que la forme d’organisation que nous nous sommes donnée ( pas d’adhésion individuelle au niveau national à Convergence) nous fait dépendre financièrement des cotisations et des dons des collectifs  et des organisations amies. Très concrètement, c’est par des projets avec les collectifs, dans les territoires, que nous pourrons prétendre à des subventions auprès des collectivités, notamment celles qui sont sensibles au combat pour les services publics et pour l’activité citoyenne, subventions qui iront forcément aux collectifs locaux, ce qui en soi n’est pas un problème si ensuite chacun joue le jeu.

 

Je terminerai par le débat consistant que nous avons eu sur notre politique de convergence et notamment notre positionnement à propos du processus des états généraux du service public.

Il a été rappelé que la mise en liens et la volonté de rassembler étaient au cœur de nos principes fondateurs : nous sommes un outil pluraliste pour faire converger, à partir de propositions que nous ne sommes en mesure de mettre en œuvre nationalement que si elles sont adoptées par nos collectifs et  par un éventail des organisations associées suffisamment large pour mobiliser de façon crédible.

C’est dans cet esprit, très éloigné de toute prétention de leader, que nous avons travaillé au sein du Comité National contre la Privatisation de La Poste, pour un débat public et pour un référendum (nous pensons que cela a été reconnu et apprécié) et c’est encore lui qui nous anime dans tous les fronts auxquels nous participons, je pense en particulier au domaine de la Santé ou dans les mobilisations sur le ferroviaire.DSC05511

La volonté de réunir en 2010 des Etats Généraux du Service Public, lancé pour l’essentiel (je parle du tout début) par les trois composantes syndicales : CGT ( UGFF,SERVICES PUBLICS) , la FSU et SOLIDAIRES plus quelques associations dont la Convergence, Attac, la Ligue des Droits de l’Homme, la fondation Copernic, Aitec et avec l’intérêt marqué de forces politiques dont le PS , le PCF, les VERTS , le NPA ,le PG , le MRC, le M’PEP est  une bonne initiative qui est apparue justifiée et motivante dans sa démarche puisque très vite d’autres organisations se sont jointes à elle.

L’AG a confirmé que La Convergence s’investira pleinement pour assurer le succès des Etats Généraux locaux, essentiels pour que cette initiative prenne une véritable dimension populaire et offre aux citoyen-ne-s partout dans le pays, la possibilité d’exprimer l’exigence de service public et de biens communs, et plus encore de formuler des propositions pour que les divers services publics répondent au mieux aux besoins des populations. Nous insistons pour notre part sur le fait que cette dynamique doit être liée aux luttes citoyennes contre la casse du service public et qu’elle doit se déployer sur les deux axes complémentaires dont ce dernier a aujourd’hui impérativement besoin : la RESISTANCE et la RECONQUETE.

Dans cet esprit nous voulons continuer à travailler avec les Collectivités Territoriales qui refusent que l’Etat les prive de plus en plus des moyens nécessaires à la mise en œuvre de politiques locales sociales grâce à des services publics locaux, à l’échelle de la commune comme à celle du département et de la région. Il faut mesurer les conséquences désastreuses en matière de démocratie locale, de conditions de vie des plus fragiles, d’inégalité des territoires, que va provoquer la toute prochaine réforme des collectivités territoriales, élément clé qui vient compléter la révision générale des politiques publiques.

Et la cohérence exige que la revendication d’une autre politique en matière de services publics, d’aménagement du territoire, d’un autre modèle de développement, plus égalitaire, plus solidaire, plus écologiquement responsable, s’accompagne d’une remise en cause de la politique de l’U.E. : chacun sait qu’elle s’inscrit totalement dans les cadres libéraux que les Etats ont eux-mêmes fixés, traités après traités, pour la construction de l’Europe,  marquée avant tout par la logique de marché, livrée au règne de la concurrence, de la rentabilité financière, du moins disant social. C’ est pourquoi nous continuons aussi à participer, dans la mesure de nos moyens, au réseau européen des services publics issu du Forum Social Européen d’Athènes en 2006.

 

La Convergence constate que face à la crise de système que connaît le capitalisme, la question du service public, des politiques publiques d’intérêt général, des activités économiques recentrées sur les besoins des populations, est constamment au cœur des débats agitant la société, débats que beaucoup de pouvoirs en place, et particulièrement en France, à coup de mesures piétinant les principes démocratiques, voudraient de plus en plus contrôler et enfermer dans des cadres ne mettant pas en danger les intérêts des possédants.

Cette situation provoque des résistances et des prises de conscience citoyennes en grand nombre : la multiplication des collectifs est à cet égard positive MAIS DANS LE MEME TEMPS elle fait  obligation de proposer inlassablement la mise en commun des révoltes et les convergences des propositions alternatives,  avec un indispensable travail idéologique en direction de toutes les victimes des politiques libérales pour en éclairer les enjeux, mêlé en permanence à la construction de mobilisations.

                                                                                                               DSC05512

L’AG de TOURS a rappelé qu’il s’agissait là pour nous d’une démarche fondatrice et plus que jamais nécessaire si nous voulons éviter la répétition incessante d’ initiatives identiques qui s’ignorent et qui au bout du compte représentent un dramatique gaspillage d’énergie. Nous sommes toujours autant déterminés à la défendre et à la faire partager !

 Faisons de 2010 une grande année d’action pour le service public, sa promotion , sa reconquête et sa rénovation comme conditions indispensables à d’autres choix de société pour la justice sociale, la liberté , l’égalité et la démocratie.

 

 

   

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